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Les complications


Quelques embûches, rares mais pas inexistantes


L’incidence des complications est faible et moins de 3% des cycles feront l’objet d’une complication sérieuse (2,5%). Néanmoins, elles requièrent une attention très particulière car il s’agit d’effets secondaires iatrogènes c’est-à-dire liés à un traitement qui peuvent mettre en danger des patientes jeunes et a priori en bonne santé.

La prévention revêt une importance capitale ainsi que le diagnostic précoce qui permettra un traitement optimal avec un minimum de séquelles. A cette fin, tous les centres de FIV ont une permanence téléphonique pour assurer la continuité des soins et un gynécologue de garde sur place pour vous accueillir à tout moment.

 

Complications liées à la stimulation ovarienne

L’ hyperstimulation ovarienne


C'est la complication la plus fréquente en fécondation in vitro. Elle consiste en une réponse exagérée des ovaires aux gonadotrophines. Elle apparaît généralement quelques jours après le transfert des embryons et présente différents degrés de gravité.

Complications liées à la stimulation ovarienne

L’ hyperstimulation ovarienne


C'est la complication la plus fréquente en fécondation in vitro. Elle consiste en une réponse exagérée des ovaires aux gonadotrophines. Elle apparaît généralement quelques jours après le transfert des embryons et présente différents degrés de gravité.


Les premiers symptômes sont un inconfort abdominal, accompagné de nausées voire de vomissements et de diarrhée. Les ovaires sont augmentés de taille suite à la présence de kystes des corps jaunes. Les formes sévères (0,5% des cycles de FIV) se caractérisent par l’apparition de liquide dans le ventre, autour des intestins (ascite) et une augmentation de la concentration du sang (hémoconcentration) pouvant entraîner des phénomènes de thrombose et des anomalies de fonctionnement des reins et du foie. Les patientes seront ballonnées et peuvent présenter un essoufflement.
 
Ceci doit faire l’objet d’une prise en charge spécifique de préférence dans un centre de PMA. La plupart du temps ces symptômes vont disparaître spontanément, mais parfois une courte hospitalisation est nécessaire.
 

La torsion ovarienne : une ponction sur 1000


Il s’agit d’une torsion des vaisseaux sanguins qui irriguent l’ovaire, entraînée par une rotation sur lui-même de l’ovaire alourdi. L’ovaire n’est plus vascularisé et si cette situation se prolonge, il peut se nécroser. La patiente présentera des douleurs abdominales et des nausées au décours d’un prélèvement d’ovocytes. Les torsions peuvent se manifester jusqu’à 11 semaines après le prélèvement d’ovocytes en cas de grossesse et l’hyperstimulation ovarienne qui sont des facteurs de risque.
 
Le traitement est la « détorsion » ovarienne par laparoscopie qui doit être réalisée le plus vite possible une fois le diagnostic confirmé.


Complications liées à la ponction d'ovocytes

Le risque infectieux


Bien que des précautions strictes d’asepsie soient prises au cours des prélèvements ovocytaires, il existe un risque minime d’infection gynécologique probablement de l’ordre de 3 cycles sur 1000.

Complications liées à la ponction d'ovocytes

Le risque infectieux


Bien que des précautions strictes d’asepsie soient prises au cours des prélèvements ovocytaires, il existe un risque minime d’infection gynécologique probablement de l’ordre de 3 cycles sur 1000.


Ces complications sont liées à l’abord vaginal qui permet l’infection de l’abdomen par des germes importés du vagin par l’aiguille de ponction. Les infections se manifestent en général par de la fièvre et des douleurs abdominales dans la semaine qui suit le prélèvement mais ces symptômes peuvent apparaitre encore jusqu’à 8 semaines plus tard. Si l’infection est diagnostiquée avant le transfert des embryons, certains recommandent de congeler les embryons et de postposer le transfert vu le taux de grossesse plus faible lors d’une telle infection.
 
Le passage accidentel de l’aiguille dans la vessie lors de la ponction est souvent sans conséquence, il peut néanmoins se compliquer d’infection urinaire et de la présence de sang dans les urines (hématurie) qu’il faudra traiter mais ce sera sans conséquence.

 
Les risques hémorragiques


La perte de sang par voie vaginale est la plus fréquente des hémorragies (8,6%) mais elle est sans conséquence. Dans moins de 1% de ces hémorragies nécessiteront un traitement à la fin du prélèvement d’ovocytes soit par une simple pression sur le point de saignement, soit plus rarement par la pose d’un point sur la paroi vaginale.
 
De légères pertes de sang abdominales sont habituelles au cours de la ponction ovarienne et responsable de l’inconfort observé par les patientes après le prélèvement, durant 48 heures. En effet lors du prélèvement l’aiguille passe au travers des vaisseaux de la capsule ovarienne mais la plupart du temps, les pertes de sang dans l’abdomen sont modérées et sans conséquence clinique.
 
En cas de saignement plus important, le médecin proposera une surveillance plus longue à l’hôpital et parfois des prises de sang successives pour s’assurer que le saignement est bien stoppé et ne met pas la patiente en danger.
 
Des pertes de sang importantes autour des intestins sont rares (0,08% à 0,20%). Elles se manifestent le plus souvent dans les 48 h après le prélèvement par des douleurs abdominales et des signes d’hypotension, rarement par une syncope. Ces saignements sont lents et diffus et les symptômes apparaissent donc tardivement par rapport à l’acte chirurgical. Le traitement se limite souvent à observer la patiente en hospitalisation et très rarement une intervention par laparoscopie est requise.
 
Bien que les complications en fécondation in vitro soient rares, elles existent et peuvent être sévères. Ceci doit vous amener à prendre contact rapidement avec un membre de l’équipe PMA dans tous les cas où vous percevriez un signe qui vous inquiète (douleurs ou pertes de sang importantes).


Complications liées à la grossesse après fécondation in vitro

Les grossesses multiples


Les chances de grossesse mais aussi le risque de grossesses multiples augmentent avec le nombre d’embryons que l’on transfère.

Complications liées à la grossesse après fécondation in vitro

Les grossesses multiples


Les chances de grossesse mais aussi le risque de grossesses multiples augmentent avec le nombre d’embryons que l’on transfère.


La nouvelle loi sur les procédures de fécondation in vitro limite le nombre d’embryons à transférer et donc le taux de grossesses multiples. Avec la limitation légale du nombre d’embryons à transférer, les taux de grossesse gémellaire et triple ont chuté. Les grossesses multiples sont sujettes à des complications obstétricales: fausses couches tardives, maladies hypertensives chez la mère durant la grossesse, 3 fois plus d’hospitalisation durant la grossesse, la moitié des naissances sont prématurées avec de longs séjours en néonatalogie et trois fois plus se feront par césarienne. Ceci compromet souvent la qualité de vie de l’ensemble de la famille. De plus, la prématurité peut être à l’origine de séquelles à long terme, plus particulièrement neurologiques et respiratoires. Les grossesses multiples, ne sont, par ailleurs pas sans conséquences sociales, psychologiques et économiques ultérieures importantes pour la famille.
 
Le but de toute l’équipe est de vous donner la possibilité de vivre une grossesse sans complication aboutissant à la naissance à terme d’un enfant en bonne santé. Ceci passe toujours par une limitation du nombre d’embryons transférés.

 

Les grossesses hors de l’utérus


L’incidence des grossesses extra-utérines varie de 0,43 à 1,6% lors d’une conception naturelle et de 2 à 11% après une FIV. Malgré un transfert des embryons directement dans la cavité utérine en court-circuitant les trompes, les embryons peuvent migrer passivement dans les trompes particulièrement lorsque les trompes sont dilatées par une obstruction. La grossesse extra-utérine sera envisagée en cas de croissance anormale de l’hormone de grossesse lors des analyses de sang ou de pertes de sang et de douleur abdominale. Le traitement pourra être médicamenteux en cas de diagnostic précoce, sinon il sera chirurgical.
 
Enfin, on observe en FIV des « grossesses hétérotopiques » (une grossesse dans et hors de l’utérus en même temps) dans 0,75 à 1% des grossesses. Le diagnostic de grossesse hétérotopique est difficile et doit toujours être envisagé en cas de douleur abdominale et/ou de saignement suite à une FIV.
 
L’ensemble des symptômes décrits doivent vous amener à prendre contact avec le centre de PMA qui vous orientera vers la prise en charge la plus adaptée à vos symptômes et à votre situation. Un service de garde est assuré 24h/24. Il peut en toute situation vous permettre en relation avec votre gynécologue de PMA ou, en cas d'absence, avec le gynécologue de garde du centre.



Glossaire

adhérences

accolement cicatricielle de deux tissus à l'intérieur de l'abdomen après une infection ou une intervention

aménorrhée

absence de règles

andrologie

étude des maladies du système reproducteur masculin

anéjaculation

absence d'éjaculation

anovulation

absence d'ovulation

asthénospermie

absence totale de spermatozoïdes dans le sperme

biopsie testiculaire

fragment de tissu testiculaire prélevé chirurgicalement à l'intérieur duquel on peut rechercher des spermatozoïdes nécessaires à la fécondation

blastocyste

embryon âgé de 5 jours qui contient déjà une centaine de cellules et une cavité centrale

blastomère

cellule d'un embryon

canal déférent

conduit situé dans les organes reproducteurs de l'homme permettant le transfert du sperme

caryotype

analyse du nombre et de la structure des chromosomes effectuée sur les cellules du sang. Il permet de mettre en évidence certaines causes d'infertilité ou de fausses couches chez les deux membres du couple

cellules germinales

cellules des ovaires et des testicules qui donneront ovocytes et spermatozoïdes)

chlamydia

bactérie qui peut provoquer chez la femme une infection pouvant passer relativement inaperçue. Celle-ci est dangereuse pour la fertilité car elle se propage au niveau des trompes et provoque de façon insidieuse des dégâts irrémédiables à leur niveau

cryopréservation

conservation des cellules à très basse température (produits utilisés: cryoprotecteurs)

cumulus oophorus

couronne de cellules entourant l'ovule

éjaculat

sperme recueilli lors d'une éjaculation

embryon

ensemble de cellules résultant de la fécondation d'un ovule par un spermatozoïde. Il gardera le nom d'embryon jusqu'à 3 mois de conception

endomètre

muqueuse utérine qui revêt l'intérieur de la cavité. Celle-ci se transforme au cours du cycle afin de devenir réceptive à la nidation de l'embryon

endométriose

présence de muqueuse endométriale en dehors de la cavité utérine, à l'intérieur du ventre et dans les ovaires. Cela peut occasionner une infertilité. Le traitement peut être médical, chirurgical... ou la survenue d'une grossesse

épididyme

organe allongé situé à la partie postérieure du testicule. Il sert à véhiculer le sperme des testicules aux canaux déférents

fertilité

aptitude à procréer

fibrome ou fibromyome

tumeur bénigne du muscle de l'utérus présente chez un tiers des femmes de plus de 35 ans, et qui n'entraîne aucun risque de cancérisation

FIV

fécondation in vitro

FIVETE

fécondation in vitro et transfert d'embryon

fœtus

l'embryon, lorsqu'il a terminé son 3e mois de développement, devient un fœtus, et ce jusqu'à l'accouchement

follicule

cavité liquidienne qui se développe chaque mois dans l'ovaire et qui contient l'ovocyte. Visible à l'échographie, le follicule mesure 2 cm à l'ovulation alors que l'ovocyte, qui mesure 120 microns, est invisible à l'œil nu

gamète

cellule reproductrice, qu'elle soit mâle (spermatozoïde) ou femelle (ovocyte)

glaire cervicale

liquide visqueux sécrété par le col de l'utérus laissant passer les spermatozoïdes lors de la période d'ovulation

globule polaire

petite cellule contenant 23 chromosomes qui est évacuée lors de la formation de l'ovule fécondable et lors de l'ovulation

grossesse biochimique

grossesse uniquement identifiable par dosage hormonal, et dont l'évolution s'arrête avant que son développement permette l'identification par échographie

grossesse extra utérine

grossesse qui se développe en dehors de l'utérus et qui nécessite une interruption par médicaments ou chirurgie

hormone

substance fabriquée par les glandes qui agit sur un organe cible

hypophyse

glande située à la base du cerveau agissant sous l'influence de l'hypothalamus, située plus haut dans le cerveau. L'hypophyse sécrète des hormones qui agissent, entre autres choses, au niveau des ovaires et des testicules

IAC

insémination artificielle par le sperme du conjoint

IAD

insémination artificielle par le sperme d'un donneur

ICSI

injection intra-cytoplasmique du spermatozoïde dans l'ovule (intra cytoplasmic sperm injection)

IIU

insémination intra-utérine

infertilité

incapacité pour un couple de procréer

insémination

mise en contact de l'ovule et des spermatozoïdes en fécondation in vitro

microscopie électronique

technique particulière d'analyse approfondie de la structure d'une cellule, par exemple du spermatozoïde, afin d'en évaluer le pouvoir fécondant. Cet examen peut se faire en plus d'un spermogramme classique

milieu de culture

liquide nutritif dans lequel sont cultivés les gamètes puis les embryons

oestrogène

hormone féminine sécrétée par l'ovaire, dont la principale, lors de la première partie du cycle, est l'œstradiol

oligo(zoo)spermie

diminution du nombre de spermatozoïdes éjaculés

ovaire

glande génitale féminine qui produit les ovules ou ovocytes

ovaire micropolykystique

syndrome qui associe les troubles de l'ovulation, un excès d'hormones mâles avec une image échographique particulière

ovariectomie

enlèvement chirurgical d'un ovaire

ovocyte ou ovule

cellule reproductrice femelle

paille

tube fin qui contient les spermatozoïdes ou les embryons congelés au laboratoire. Une paille peut contenir un ou plusieurs embryons ou plusieurs milliers de spermatozoïdes

paillette

tube fin qui contient les spermatozoïdes ou les embryons congelés au laboratoire. Une paille peut contenir un ou plusieurs embryons ou plusieurs milliers de spermatozoïdes

PMA

procréation médicalement assistée

polype utérin

petite tumeur bénigne qui se développe dans la cavité utérine au départ de l'endomètre

ponction épididymaire

acte chirurgical qui consiste à aspirer des spermatozoïdes dans l'épididyme

progestérone

hormone sécrétée par le corps jaune durant la deuxième moitié du cycle. Le corps jaune est la glande qui succède au follicule après la rupture de celui-ci lors de l'ovulation

pronuclei

noyau du spermatozoïde ou de l'ovocyte avant leur fusion dans l'œuf fertilisé

prostate

glande génitale chez l'homme située à la base de l'urètre, et dont les sécrétions contribuent à la formation du sperme

spermatogenèse

processus de fabrication des spermatozoïdes

spermatozoïde

cellule reproductrice masculine

spermoculture

recherche d'une infection dans le sperme, souvent réalisée à l'occasion d'un spermogramme

tératospermie

évaluation de la forme des spermatozoïdes. Le taux de formes "normales" est en relation avec leur pouvoir de fécondation

testicule

glande génitale masculine qui produit les spermatozoïdes et les hormones responsables des caractères physiques masculins

trompe de Fallope

canal qui relie l'utérus à l'ovaire. C'est à cet endroit que la fécondation naturelle se passe

utérus

organe qui possède une cavité virtuelle où l'embryon va s'implanter et se développer jusqu'à l'accouchement. Couramment appelé matrice

varicocèle

varices autour des testicules pouvant être à l'origine d'une diminution de la fertilité

zone pellucide

couche entourant l'ovocyte qui doit être pénétrée par le spermatozoïde lors de la fécondation

zygote

ovocyte fécondé